Cégep de Valleyfield — Centre d'études de Vaudreuil-Dorion

Bureaux & corporatif

Salon avec voilages sur mesure, résidence Le François-Olivier

Reproduire les conditions de la clinique sans en reproduire l'atmosphère

Le Centre d'études de Vaudreuil-Dorion du Cégep de Valleyfield accueille cinq programmes liés à la santé et aux services sociaux, dont les soins infirmiers et la physiothérapie. Les étudiants y répètent les mêmes gestes qu'en clinique, dans des laboratoires qui doivent en reproduire les conditions : cabines fermées, intimité réelle, circulation autour du patient. Notre mandat portait sur l'ensemble des rideaux séparateurs et des rails de ces laboratoires — avec une contrainte que n'a pas un hôpital : l'endroit reste une école, et devait continuer à en avoir l'air.

No projet

TKL-25-03

Collaborateur

Cégep de Valleyfield — Centre d'études de Vaudreuil-Dorion

Année du projet

2025

Site

cegepvalleyfield.ca

Secteur

Vaudreuil-Dorion, Montérégie

Une école qui doit se comporter comme une clinique

Un laboratoire de soins infirmiers n'est pas une salle de classe avec des lits. L'étudiant doit y apprendre des gestes qui se posent derrière un rideau fermé : installer un patient, faire un pansement, gérer une intimité qui n'a rien de théorique.

Si la cabine ne ferme pas vraiment, l'apprentissage se fait dans des conditions qui n'existent nulle part dans le vrai métier.

Nous avons donc traité ces laboratoires comme des unités de soins : rideaux séparateurs médicaux, cabines complètes qui referment sur trois côtés, contrôle total de l'intimité une fois tirées.

Le filet de 24 pouces n'est pas un détail esthétique

Chaque rideau porte en tête un filet de 24 pouces. Ce n'est pas une bordure décorative : c'est une exigence liée à la protection incendie.

En cas de déclenchement, les gicleurs doivent pouvoir arroser l'intérieur d'une cabine fermée. Un rideau plein du rail jusqu'au sol créerait un compartiment étanche à l'eau au moment précis où il ne faut pas.

C'est le genre de contrainte qui ne se voit pas sur un rendu 3D et qui se règle mal après coup. Elle se planifie avec le lot mécanique, pas contre lui.

Des couleurs qui ne ramènent pas l'hôpital dans l'école

Le réflexe institutionnel aurait été le blanc ou le bleu clinique. Sur un plancher d'école fréquenté par des cégépiens, le résultat aurait été un couloir d'hôpital.

Nous avons plutôt proposé des teintes chaudes et contemporaines — taupe dans un laboratoire, olive dans l'autre — qui gardent au lieu son caractère d'établissement d'enseignement.

Le contraste avec le filet blanc en tête donne une ligne nette et volontaire, plutôt qu'un rideau qu'on subit.

Une couleur par laboratoire aide aussi à s'orienter : deux salles identiques deviennent deux salles distinctes.

Chaque rail cintré, mesuré en chantier

C'est la partie du lot qui demandait le plus de rigueur.

Chaque cabine est délimitée par un rail Meditrack qui part du mur, contourne le poste et y revient — donc deux courbes par cabine, dans un plafond suspendu déjà occupé par les panneaux d'éclairage, les diffuseurs et les têtes de gicleurs.

Ces rails ne se commandent pas sur catalogue. Chaque section a été mesurée directement en chantier, une fois les cloisons montées et le plafond posé, puis cintrée sur mesure.

Prendre les dimensions sur les plans plutôt que sur place aurait garanti des écarts — et sur un rail courbe, un écart ne se rattrape pas au montage.

Les fenêtres

Des toiles solaires complètent le lot aux fenêtres des laboratoires, qui donnent sur le stationnement.

Elles servent moins à occulter qu'à éviter l'éblouissement direct pendant les démonstrations, quand toute la classe regarde dans la même direction.

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